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Le Team Lotus est l'une des écuries de F1 les plus glorieuses de tous les temps.
Aujourd'hui encore, 10 ans après l'arrêt de son activité au plus haut niveau, Lotus est la 4ème écurie la plus titrée au championnat du monde, loin devant le 5ème, que ce soit en nombre de titres constructeurs, en nombre de victoires ou de pole position (derrière Ferrari, McLaren et Williams, tous en activité ces 10 dernières années).
Au total, Team Lotus en F1, c'est :
7 titres de Champion du Monde des constructeurs de Formule 1
6 titres de Champion du Monde des pilotes de Formule 1
79 victoires en Grand-Prix de Formule 1
Voyons plus en détail et année par année comment ce palmarès somptueux s'est développé (cliquez sur l'année pour visualiser les détails de chaque saison) :
La saison des débuts
D'abord avec la Lotus 12 puis la Lotus 16, et déjà des premiers points au championnat grâce à Cliff Allison...
Confirmation
La Lotus type 16 permet à Innes Ireland de marquer 5 points : Lotus est 4ème au championnat constructeurs !
Premières victoires
Stirling Moss remporte deux victoires sur une Lotus 18 privée du Team Rob Walker. Lotus est 2ème au championnat constructeurs.
Victoire du Team Lotus
Alors que Stirling Moss récidive en remportant à nouveau deux GP pour le Team Rob Walker, Innes Ireland remporte la 1ère victoire du Team Lotus, qui est à nouveau 2ème au championnat constructeurs. Lotus fait débuter un certain Jim Clark.
Clark et la Lotus 25 : la potion magique !
Jim Clark survole la fin de saison avec la nouvelle Lotus 25. Dauphin du Champion du Monde, il permet à Lotus de récidiver à la 2ème place du championnat constructeurs.
Champions du Monde !
Jim Clark et la Lotus 25 sont imbattables. Carton plein avec 6 victoires pour 6 résultats retenus. Lotus est évidemment également Champion du Monde des constructeurs.
Transition vers la 33
Année de transition entre Lotus 25 et Lotus 33. Clark et Lotus 3èmes de leurs championnats respectifs.
Nouveaux titres suprêmes
La saison 1963 se répète : 6 victoires sur 6 décomptées pour Lotus, Clark et la 33 désormais imbattables. Les autres sont loin.
Tâtonnements
Nouvelle formule 1 de 3 litres de cylindrée. Une expérience décevante pour la Lotus 43 à moteur BRM H16. Clark donne néanmoins sa seule victoire à ce dernier.
Nouvelle voiture, nouvelle révolution
La Lotus 49 à moteur Ford Cosworth arrive en cours de saison, et s'avère rapidement très en avance sur son temps. Ce ne sera pas suffisant pour le titre, du moins cette année.
Clark disparaît, Hill couronné
Jim Clark ne bénéficiera pas de la suprématie de la Lotus 49 : il meurt en début de saison. Son coéquipier Graham Hill relève le défi et emporte le titre lors du dernier GP ! Lotus également titré comme constructeur.
Errements en 4 roues motrices
Toujours la 49, toujours Hill désormais rejoint par le rapide Jochen Rindt. Mais la concurrence est rude et le développement de la Lotus 63 à 4 roues motrices disperse les ressources. 2 victoires tout de même et une 3ème place au championnat constructeurs pour Lotus.
Titre posthume...
La révolution de la Lotus 72 est en marche. Rindt est imbattable à son volant mais finit la saison tragiquement contre les rails de la parabolique à Monza. Titre posthume malgré tout et bien triste couronnement pour Lotus.
Année de transition
Année sans victoire. Emerson Fittipaldi fait ses classes et Lotus se disperse avec la Lotus 56B à turbine Pratt & Whitney. La Lotus 72 évolue néanmoins et annonce de belles choses à venir.
Nouveau triomphe
Fittipaldi arrivé à maturité est désormais imbattable avec la Lotus 72 revêtue de ses nouvelles couleurs noires et or "JPS". Sacré plus jeune champion du monde de l'histoire en fin de saison, Lotus empochant le titre constructeur.
Domination Lotus
Lotus et Tyrrell se disputent le titre, et les pilotes Lotus Fittipaldi et Peterson se partagent les victoires face à Stewart. C'est l'Ecossais, plus constant, qui remporte le titre, devant les deux pilotes de Colin Chapman, mais Lotus remporte haut la main le titre constructeurs toujours grâce à la 72.
Année sans
La Lotus 76 qui doit remplacer la 72 vieillissante est un échec cuisant. Les pilotes Lotus se rabattent sur cette dernière qui a quand même de beaux restes : 3 victoires pour Peterson.
L'année de trop pour la Lotus 72
Toujours la Lotus 72 mais les nouveaux pneumatiques ne lui conviennent pas du tout. Peterson, Ickx et Henton n'y pourront rien : année sans victoire et Lotus seulement 7ème au championnat constructeurs.
Renouveau et espoirs
Nouvelle équipe avec Nilsson et Andretti, nouvelle voiture "adaptable" avec la Lotus 77 : la saison du renouveau sanctionnée par une belle victoire d'Andretti lors du dernier GP de la saison.
La révolution de l'effet de sol
La Lotus 78 à effet de sol révolutionne la F1 à jamais. Andretti et Nilsson dominent lorsqu'ils terminent, ce qui n'est pas assez fréquent pour remporter le titre. Lotus 2ème au championnat constructeurs.
Derniers titres
L'effet de sol totalement maîtrisé avec la Lotus 79 "black beauty" permet à Mario Andretti et Lotus de dominer la saison et d'empocher les titres. Saison endeuillée par la disparition tragique de Ronnie Peterson à Monza sur Lotus.
Trop loin, trop vite
La Lotus 80 au profil d'avion de chasse est censée exploiter au mieux l'effet de sol. Il n'en est rien, et la saison est perdue à essayer de la faire fonctionner. Aucune victoire. Carlos Reutemann et le sponsor Martini apparus cette saison s'en iront aussi vite qu'ils étaient arrivés.
Année de transition...
La Lotus 81 construite comme un mix des 79 et 80 n'est pas assez compétitive face aux "wing cars" de la concurrence, qui a bien assimilé le concept de l'effet de sol cher à Chapman. Aucune victoire pour Andretti et le jeune de Angelis.
Désillusions
L'année de la Lotus 88 à double châssis : une nouvelle révolution qui devait ramener Lotus au sommet. La fronde des concurrents à laquelle la FIA souscrit fait bannir la nouveauté pourtant légale : Chapman est mortifié et Lotus a perdu son année.
Décès du génial créateur
La Lotus 91 est la dernière belle création de Colin Chapman : légère, fine et performante. Son moteur Cosworth est néanmoins dépassé par les Turbos adverses. de Angelis touché par la grâce remporte cependant un fantastique GP d'Autriche : la dernière occasion pour Colin Chapman d'envoyer sa casquette en l'air : il s'éteint le 16 Décembre.
Début de l'ère Ducarouge
Chapman disparu, Team Lotus débute la saison avec une 92 Cosworth dépassée et une 93T Renault Turbo pas au point. Arrive Gérard Ducarouge, qui retourne la situation et relance les couleurs noir et or en fin de saison.
Retour vers le sommet
La Lotus 95T est reconnue comme la meilleure voiture de la saison. Mais un sort contraire, des pilotes trop généreux et des pneus pas toujours adaptés se mettent toujours en travers de la route. Lotus termine 3ème au championnat mais sans victoire.
Le petit prince
Ayrton Senna et Gérard Ducarouge forment un couple digne de Clark et Chapman. La Lotus 97T Renault est très performante, bien que manquant de fiabilité. 3 victoires et 7 pole positions en cours de saison.
Performances infructueuses
Ayrton Senna et la Lotus 98T sont très rapides (8 pole position) mais ne terminent en tête qu'à deux reprises. Lotus 3ème au championnat constructeurs.
Dernière victoire
Dernière année d'Ayrton Senna chez Lotus, avec Ducarouge toujours et la Lotus 99T munie désormais du moteur Honda Turbo et d'une suspension active. Arrivée de Camel comme sponsor : les Lotus sont désormais jaunes. Un cocktail régulier mais insuffisamment performant : 2 victoires seulement, dont la 79ème et dernière du Team Lotus. Bonne 3ème place aux championnats pilotes et constructeurs.
Un Brésilien chasse l'autre
Arrivée du Champion du monde en titre Nelson Piquet sur une Lotus 100T Honda Turbo adapté aux nouvelles limitation de pression et de consommation. Voiture a l'aérodynamique ratée que Piquet ramènera souvent à l'arrivée mais jamais en tête.
Retour à l'atmosphérique
Ducarouge parti, c'est Frank Dernie qui conçoit la Lotus 101 à moteur Judd V8 3,5 Litres. Belle auto mais insuffisamment mise au point et au moteur manquant de puissance. La flamme de Piquet s'éteint à essayer de retrouver sa position passée.
Bérézina
Arrivée du puissant V12 Lamborghini, et de nouveaux pilotes Warwick et Donnelly. D'innombrables abandons et les sérieux accidents des deux pilotes achèvent de décourager le sponsor Camel qui quitte l'écurie en fin de saison. Ceci plonge Lotus dans une crise financière aigüe.
Renouveau ?
En faillite, l'écurie est rachetée par Peter Wright et Peter Collins. Nouvelle équipe technique, nouveaux pilotes et évolution "B" de la Lotus 102 à moteur Judd. Une carrière en fond de grille agrémentée de bonnes performances d'Häkkinen et d'Herbert les débutants.
Progression
Moteur Ford Cosworth HB pour la nouvelle Lotus 107 apparue en cours de saison. Herbert et Häkkinen en tirent un assez bon parti : Lotus est 5ème au championnat, et les finances s'améliorent avec l'arrivée de Castrol.
Lueur d'espoir
Toujours à moteur Ford Cosworth HB, l'évolution "B" de la belle Lotus 107 est dotée d'une suspension active performante. Herbert brille à plusieurs occasions mais la fiabilité n'est pas là et les performances en dent de scie. 12 points et une 6ème place pour Lotus au championnat constructeurs.
Dernière salve
Un accord passé avec Mugen Honda permet à Lotus de bénéficier du puissant moteur japonnais. Mais la nouvelle voiture Lotus 109 équipée de la dernière évolution du moteur arrive trop tard : l'écurie est en redressement judiciaire en cours d'année et dépose son bilan en fin de saison. Zéro point au championnat : un score jamais vu pour Lotus en Grand-Prix. Adieu...
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