Lotus Elise

Lotus Elise

Lorsque Romano Artioli dévoilà la première Lotus Elise - du nom de sa nièce - lors du salon de Francfort 1996, il ne se doutait pas que cette voiture allait révolutionner le...

Au milieu des années 90, Lotus est au plus bas. Ni la Lotus Elan à moteur Isuzu ni la Lotus Esprit ne se vendent au niveau espéré, le Team Lotus de F1 dépose son bilan définitivement fin 1994, et General Motors à qui appartient le groupe Lotus cherche à vendre sa filiale. Personne n'est intéressé par autre chose que la branche ingénierie du Groupe, et l'avenir paraît très sombre pour Lotus cars. C'est sans compter sur l'arrivée de l'homme providentiel : Romano Artioli.   Le visionnaire Italien ast déjà à l'origine de la renaissance de Bugatti, et lorgne sur les compétences du Lotus Engineering pour renforcer ses troupes italiennes. Mais il est également intéressé par la complémentarité de l'offre de Lotus Cars avec celle de Bugatti, bien plus "haut de gamme". Artioli rachère Lotus Group et porte le projet d'une nouvelle voiture ultra-légère destinée à renouer avec la grande tradition des roadsters sportifs que furent les Lotus Seven et Elan (première du nom). La voiture sera nommée d'après le prénom de sa petite fille "Elise", et va révolutionner le monde de l'automobile sportive. Grâce à son châssis monocoque construit en aluminium extrudé collé, la voiture est non seulement très légère (730 kg en ordre de marche) mais également extrêmement rigide (11000 Nm par degré, soit trois fois la rigidité de l'Esprit !). Ce châssis à peine aménagé sera d'ailleurs utilisé en course avec des voitures dépassant 600 cv ! La voiture est également équipée de disques de freins en matrice composite à base d'aluminium qui contribuent à la légèreté de l'ensemble. Pour contenir le poids, une approche sans concession a été adoptée, et la voiture est très peu équipée : exit l'assistance de direction et de freins, pas de condamnation centralisée des portes, encore moins de lève-vitres électriques ni de rétroviseurs électriques, ni bien sûr d'air conditionné. Même les pare-soleils ont fait les frais de cette analyse restrictive. Le moteur choisi est le Rover "K" de 1800 cc qui développe 120cv. Une puissance modeste mais il a pour lui d'être ultra compact et de oin le plus léger sur le marché à ce niveau de performances. Lorsqu'elle arrive sur le marché en 1996, la Lotus Elise cré un véritable choc : toutes ses concurrentes lui rendent au moins 300 kg et son agilité comme la sensation au volant sont louées par tous les essayeurs. La Lotus Elise est un grand succès commercial pour Lotus, qui n'a jamais prévu de tels rythmes de fabrication et a bien du mal à répondre à la demande. On peut vraiment dire que la Lotus Elise a sauvé Lotus Cars du désastre. Lorsque Romano Artioli passe la main à Proton en 1998, Lotus Cars est en pleine forme et continue encore aujourd'hui de faire fructifier l'héritage des roadsters performants d'Hethel.